L'attente

- le temps d'une mazurka

05 avril 2008

cinecittà

    A la gare j'ai attendu au soleil, un peu sonnée sans doute d'être là - les départs improvisés sont délicieux. Les arbres fruitiers et la ligne de fraisiers, le moteur de la tondeuse, les collines. Ce soir en voiture, france musique et l'engourdissement, le goût du thé à la menthe.

    C'est un peu la fin d'un temps, d'une boucle. Quelques jours de sursis. Une chambre jaune et grise contre un lit d'hôpital.

    Il suffit de peu, de décider de film qu'on va voir en arrivant au cinéma, et d'en sortir légère. Il suffit de peu, de trois chocolats frappés, de livres pour enfants. D'une jupe et d'un foulard en lin. De l'encre bleue sur l'enveloppe kraft pour respirer. De voix au téléphone, d'un mot glissé sur un clavier. De ces détails infimes qui prennent le contrepied des heures à travailler, des journées infinies, ds pauses évanouies.

    Tant pis pour le flou, je me contente d'aujourd'hui.

Posté par mazurka à 22:42 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"De ces détails infimes qui prennent le contrepied des heures à travailler, des journées infinies, ds pauses évanouies."

C'est joli, léger, comme toujours.

:)

Tu es allé voir quoi comme film?

Posté par May, 06 avril 2008 à 09:02

Je souris de lire ça. Et je t'embrasse.

Posté par Mélie, 06 avril 2008 à 10:45

May, c'était J'ai toujours rêvé d'être un gangster !
Et puis merci.

Posté par mazurka, 14 avril 2008 à 19:30

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