05 avril 2008
cinecittà
A la gare j'ai attendu au soleil, un peu sonnée sans doute d'être là - les départs improvisés sont délicieux. Les arbres fruitiers et la ligne de fraisiers, le moteur de la tondeuse, les collines. Ce soir en voiture, france musique et l'engourdissement, le goût du thé à la menthe.
C'est un peu la fin d'un temps, d'une boucle. Quelques jours de sursis. Une chambre jaune et grise contre un lit d'hôpital.
Il suffit de peu, de décider de film qu'on va voir en arrivant au cinéma, et d'en sortir légère. Il suffit de peu, de trois chocolats frappés, de livres pour enfants. D'une jupe et d'un foulard en lin. De l'encre bleue sur l'enveloppe kraft pour respirer. De voix au téléphone, d'un mot glissé sur un clavier. De ces détails infimes qui prennent le contrepied des heures à travailler, des journées infinies, ds pauses évanouies.
Tant pis pour le flou, je me contente d'aujourd'hui.
Commentaires
"De ces détails infimes qui prennent le contrepied des heures à travailler, des journées infinies, ds pauses évanouies."
C'est joli, léger, comme toujours.
:)
Tu es allé voir quoi comme film?
Je souris de lire ça. Et je t'embrasse.
May, c'était J'ai toujours rêvé d'être un gangster !
Et puis merci.
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