L'attente

- le temps d'une mazurka

11 avril 2008

thé de ceylan

    Quand les nuits rapetissent et s'obscurcissent, quand les cauchemars ne vous quittent plus, fermer les yeux amène le vertige.

    J'ai croisé les doigts longtemps, guetté les coups de fil. Soupiré. Quand ma sœur m'a demandé si elle était fatiguée j'ai parlé de la voix.

    Rendre les dernières copies, terminer un plan au matin après avoir hésité dix fois sur le corpus, passer un moment près des photocopieuses. J'oublie ce que veulent dire les croix sur ma main gauche et je me réveille tôt quand j'ai fait exprès de ne pas mettre de réveil.

    Tout à l'heure j'ai pensé que ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de bulle de savon dans un bain.   

Posté par mazurka à 07:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pareil pour le tout dernier paragraphe :).

Posté par Kalenovsky., 11 avril 2008 à 21:57

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