22 avril 2008
zestes d'orange
Les voitures sont reparties chacune à leur tour, ma mère nous a fait sept bises à chacune. Il y a eu trop de maladresses, trop de paroles de travers. Un brouillon de lettre et des regards complices.
Je ferme les volets trop tard et le matin je commence toujours à ouvrir celui au-dessus de l'évier, quand déjà la cuisine sent le café. Les plantes occupent la moitié de la table et quand mon frère descend le repas est prêt. On ne baisse pas le son du disque. On a parfumé le riz au lait.
Les journées sont étranges, je ne travaille pas suffisamment, je regardes des annonces pour des appartements et je n'ose pas passer un coup de fil. De temps en temps je compte des syllabes sur mes mains et je note un alexandrin au hasard des rimes.
Cette fois je ne sais pas à quoi m'attendre.
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