27 avril 2008
con toda mirada
A l'arrêt de bus j'ai regardé le bout de mes chaussures, pensé à Reverdy. Sans doute restait-il des herbes folles dans les mailles du pull, et les joues avaient rosi d'avoir passé tant de temps au soleil. A l'arrêt de bus, quand il est parti, je me suis assise un peu sonnée. Par la vitre j'ai scruté la nuit tombante.
Les parcs se succèdent, et je me relève chaque nuit. Les cernes se dessinent mais la monture des lunettes les cache un peu. Pour ne pas corner les pages je déplace des posts-it bleus avant de recopier les extraits. Il y aurait trop de pages cornées. Des coups de fil s'accompagnent de mauvaises nouvelles, et quand j'ai l'impression que ma mère n'a aucune envie de raccrocher mon cœur se serre .
Alors, pour ces jours de sursis, un cappuccino pour relire quelques cours, des verres de vins blancs à
l'étage, notre déjeuner qui s'étire après des crêpes au beurre salé. Une place pour ce qui déjà m'ouvre grand les yeux, un été qui s'esquisse. Je n'y croyais plus.
Commentaires
Bon j'avoue, Guillem Béjart. Et puis cette pharse, c'est beau un été qui s'esquisse. J'espère que tu raconteras...
Tu Danses toi aussi?
:)
J'ai dansé de nombreuses années, et c'est quelque chose dont je n'ai jamais su me séparer complètement...
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