L'attente

- le temps d'une mazurka

03 mai 2008

puisque la vie n'est pas étanche

    Quand j'ai terminé Les déferlantes la lumière était rasante et je me suis sentie très calme. A la gare il faisait encore beau. Je m'échappe, et dans mon lit d'enfant les nuits me reviennent entières. J'essaie d'être présente, d'être au plus près, au mieux. Je ne crois pas me tromper.

    Les pneus des vélos regonflés, le soleil qui tape, j'ai eu envie de dire bonjour aux lilas sur les chemins. Pour prendre le café nous avons déplacé la table à l'ombre du tilleul, sur le puits, et j'y ai travaillé quelques heures dans l'après-midi. Je m'échappe, j'ouvre les fenêtres, j'oublie les jours de cette rentrée qui crève le cœur. Je ferme les yeux sur des discussions trop graves.

    Ce matin les cheveux sont lâchés dans la nuque, la maison est vivante, vivante, vivante. C'est tout.

Posté par mazurka à 10:41 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est tout et c'est déjà superbe. J'aime tes mots,je ne le dis pas assez souvent. Je ne le pense pas forcément non plus, mais les tiens. Quand même. Cette phrase :"dans mon lit d'enfant les nuits me reviennent entières" et le 2ème paragraphe aussi.

Posté par passionnée, 03 mai 2008 à 15:45

Comme j'aimerais en profiter.
Oublier les exams et juste.
Me prélasser.
Lire au soleil. Ou à l'ombre d'un tilleul.
Café et cigarette en compagnie...
: /

Posté par Gling, 04 mai 2008 à 14:58

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