03 mai 2008
puisque la vie n'est pas étanche
Quand j'ai terminé Les déferlantes la lumière était rasante et
je me suis sentie très calme. A la gare il faisait encore beau.
Je m'échappe, et dans mon lit d'enfant les nuits me reviennent
entières. J'essaie d'être présente, d'être au plus près, au mieux. Je
ne crois pas me tromper.
Les pneus des vélos regonflés, le soleil qui tape, j'ai eu envie de
dire bonjour aux lilas sur les chemins. Pour prendre le café nous avons
déplacé la table à l'ombre du tilleul, sur le puits, et j'y ai
travaillé quelques heures dans l'après-midi. Je m'échappe, j'ouvre les
fenêtres, j'oublie les jours de cette rentrée qui crève le cœur. Je ferme les yeux sur des discussions trop graves.
Ce matin les cheveux sont lâchés dans la nuque, la maison est vivante, vivante, vivante. C'est tout.
Commentaires
C'est tout et c'est déjà superbe. J'aime tes mots,je ne le dis pas assez souvent. Je ne le pense pas forcément non plus, mais les tiens. Quand même. Cette phrase :"dans mon lit d'enfant les nuits me reviennent entières" et le 2ème paragraphe aussi.
Comme j'aimerais en profiter.
Oublier les exams et juste.
Me prélasser.
Lire au soleil. Ou à l'ombre d'un tilleul.
Café et cigarette en compagnie...
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